Jumpstart mode Flash

Tout le processus d’installation de Solaris peut-être automatisé afin de gagner du temps. On peut ainsi configurer chaque machine à l’avance et n’avoir plus qu’à les faire démarrer sur le réseau.

Le mode d’installation utilisé ici utilise un système d’image, on va installer complétement une machine puis la configurer (ajout de logiciel, configuration des services par défaut) pour ensuite en créer une image (flarimage) que l’on installera sur tous les postes.

Création de l'image

Tout d’abord, nous allons créer une flarimage à partir d’une machine en utilisant un montage nfs, en tant que root, il faut lancer les commandes suivantes :

cd /tmp
mount –F nfs monserveurnfs:/path_to_flarimages/ /mnt
flarcreate –c –n nomimage /mnt/nomimage.flar

Ou encore, plus simple si vous avez laissez /net sous contrôle de l’automonteur :

flarcreate –c –n nomimage /net/monserveurnfs/path_to_flarimages/nomimage.flar

La commande flarcreate va créer automatiquement une image du système, en la compressant (option -c).

Configuration du serveur

On va maintenant configurer le serveur.

Important : Il faut obligatoirement que le serveur et les machines soient dans le même sous réseau.

Dans le cas où votre serveur est dans un réseau différent, il faut mettre en oeuvre le WANBOOT qui n’est pas pour l’instant traité içi.

Ajout de toutes les machines dans le fichier /etc/ethers

Tout d’abord, vous devez récupèrer les adresses mac de toutes les machines et les ajouter dans le fichier /etc/ethers sans oublier de supprimer les 0 inutiles (0a devient a):

0:3:ba:b1:f:dd  sun1
0:3:ba:b1:7:fe  sun2
0:3:ba:b1:5a:b  sun3

Configuration de l'installation des machines

Pour configurer les machines, il y a au moins 3 fichiers à créer :

  1. le fichier sysidcfg pour configurer certaines données de l’installation (réseau, locales,...)
  2. le fichier rules qui va faire la correspondance entre un type de machine et un profil
  3. un ou plusieurs fichiers profile qui vont contenir les instructions d’installation.

Le fichier sysidcfg

system_locale=fr_FR
timezone=US/Central
timeserver=localhost
terminal=sun-cmd
name_service=NONE
security_policy=NONE
system_locale=C
root_password=<mot de passe root crypté>
network_interface=eri0 {
                      netmask=255.255.255.0     
                        protocol_ipv6=no
                        default_route=192.168.0.1}

Le fichier rules

Le fichier rules utilise la syntaxe suivante :

#rule keywords and rule values       begin script       profile       finish script
# -----------------------------       ------------       --------      -------------
model SUNW,Sun-Blade-100                  -          blade150profile   install.sh

Par exemple, la régle précédente dit au serveur que si un Sun Blade 100 fait une requête, il n’y a aucun script à lancer avant l’installation, il y a un script à lancer après l’installation et il faut utiliser le profil contenu dans le fichier blade150profile.

Exemples de fichier profile

Exemple 1: flarimage sur un serveur nfs avec partionnement du disque

# profile keywords         profile values
# ----------------         -------------------
install_type            flash_install
archive_location        nfs monserveurnfs:/path_to_flarimages/nomimage.flar
partitioning            explicit
filesys                 c0t0d0s0 20000 /
filesys                 c0t0d0s1 512 swap
filesys                 c0t0d0s7 free /export/home

Ce profile indique que l’on va réaliser une installation de type flash_install (utilisation d’une flarimage), on crée 3 partitions (une racine de 20Go, le swap d’une taille de 512 Mo, et le reste de l’espace disque sera utilisé pour la partition monté en /export/home).

Le script de fin

On peut utiliser un script de fin pour réaliser certaines actions de configuration sur la machine avant son premier redémarrage. Il faut savoir que les chemins ne sont pas les mêmes durant l’installation, il faut ajouter /a/.

Par exemple, on peut vouloir ajouter une machine dans le fichier /etc/hosts de la machine nouvellement installée :

echo "192.168.0.1  routeur" >> /a/etc/hosts

Beaucoup d’autres utilisations sont possibles : modification du mot de passe root, ajout de point de montage, ...

Jumpstart en mode standalone

La différence principale entre ci-dessus et cette méthode est que l’on part des médias d’installations standart, ce qui peut être intéressant pour reconfigurer une nouvelle machine (ou vmware) avec la dernière update de solaris.

Il nous faut une disquette et le cdrom/dvd d’installation de Solaris.

Nous allons créer un fichier rules. Ce fichier pourra servir à plusieurs machines (x86, sparc, ...) car il est possible d’y inclure des règles, vous pouvez vous référer à la documentation de Sun.

# rules         begin_script     profile       end_script
any             -                my_profile     -

la première entrée, any, indique que le profil my_profile sera utilisé sans aucun prérequis. Le deuxième et le dernier font référence à des scripts d’installation (paramètrage, action supplémentaire, ...) Le troisième indique finalement quels sont les paramètres à utiliser.

Le fichier my_profile va contenir les informations suivantes :

install_type initial_install
system_type standalone
partitioning explicit
fdisk c0d0  solaris all
filesys c0d0s7 256 swap
filesys c0d0s0 free /
cluster  SUNWCXall
locale C
locale fr_FR.UTF-8
locale fr_FR.ISO8859-15

Le fichier indique quel est le type d’installation, ici initial_install, que le disque 1 est dévolu entièrement à Solaris avec une partition de 256 réservé pour le swap. Le mot clé cluster indique ici que nous voulons l’installation complète (OEM) et finalement que les locales C & fr seront installées. Il est possible aussi d’y inclure l’installation de patch, de package via http, ftp ou nfs.

Vous devez valider le fichier rules avec le script check présent sur le dvd dans le répertoire Sol10/Misc/jump. Le script vérifie aussi les profiles indiqués.

En cas de succès, un fichier rules.ok sera crée.

Nous allons ensuite créer un fichier sysidcfg qui contiendra le paramétrage de solaris :

name_service=DNS    {
                        domain_name=vmware.vmware
                        name_server=192.168.10.251
                    }
network_interface=PRIMARY   {
                                hostname=vmsolaris
                                default_route=192.168.10.251
                                netmask=255.255.255.0
                                ip_address=192.168.10.245
                                protocol_ipv6=no
                            }
timeserver=84.96.23.162
security_policy=NONE
root_password=DBsuwcWAU/ssM
system_locale=C
timezone=Europe/Paris

Il faut ensuite placer tous ces fichiers sur une disquette.

Au démarrage du média d’installation, il faut choisir l’option 2 pour passer en mode jumpstart. L’installation se fera de manière (presque) automatique, il demandera confirmation pour le DNS (si quelqu’un a une information dessus ?) et la date & l’heure (idem, malgré le timeserver).

Au redémarrage, le mot de passe root sera sdf (renseigné grâce à root_password)

Voici les documentations utilisées chez Sun pour ce petit article :

  • Guide d’installation Solaris 10 6/06 : Installation JumpStart personnalisée et installation avancée (réf. 819-6291) : contient la documentation sur les différentes installations jumpstart (flash, standalone, mise à jour, ...)
  • Guide d’installation de Solaris 10 6/06: Installations basées sur les réseaux (réf. 819-6273) : dédié à l’installation va réseau et pluss spécifiquement sur syidcfg dans notre cas
  • Guide d’installation de Solaris 10 6/06: Installations de base (réf. 819-6264) : détaille les différents clusters disponibles à l’installation.
 
docs/serveur/jumpstart.txt · Dernière modification: 14/02/2008 22:20 par ndorfsman